GAMMA-SCOUT w/ALERT — Mesure du rayonnement radioactif

Comprendre la radioactivité présente dans votre habitat

La radioactivité fait naturellement partie de notre environnement. Elle provient notamment du sol, des roches et de certains matériaux de construction. Une partie du rayonnement ambiant vient également du cosmos.

La présence de radioactivité dans une habitation n’est donc pas, en elle-même, anormale. L’intérêt de la mesure est de comparer les niveaux observés et de rechercher une éventuelle source qui augmente l’exposition.

Que mesure cet appareil ?

Le GAMMA-SCOUT w/ALERT est un compteur Geiger-Müller capable de détecter des rayonnements alpha, bêta et gamma, selon la position de son sélecteur et les conditions de mesure.

Pour l’étude du rayonnement ambiant dans l’habitat, le fabricant recommande la position destinée aux rayonnements gamma.

L’appareil affiche notamment une estimation du débit de dose en microsieverts par heure — µSv/h. Cette valeur indique un niveau d’exposition par unité de temps : elle ne correspond pas à la dose reçue pendant une année.

La version w/ALERT dispose d’une alarme dont le seuil peut être réglé. Son déclenchement signale le dépassement du réglage choisi, et non un seuil universel de danger.

Pourquoi effectuer cette mesure ?

La mesure permet de comparer plusieurs endroits d’une habitation, de rechercher une élévation près d’un matériau ou d’un objet et d’orienter, si nécessaire, des investigations complémentaires.

La composition des matériaux compte davantage que leur seule apparence. Un matériau minéral ou une pierre naturelle ne présente pas systématiquement une radioactivité préoccupante : la mesure permet justement d’éviter les suppositions.

Quels effets possibles sur la santé ?

Les rayonnements ionisants peuvent endommager les cellules et leur ADN. Le risque dépend notamment de la dose reçue, de la durée d’exposition et du type de rayonnement. Une exposition cumulée peut augmenter la probabilité de développer un cancer à long terme ; cela ne signifie pas qu’une personne exposée développera nécessairement une maladie.

L’objectif dans l’habitat est d’identifier une éventuelle exposition supplémentaire évitable. Une mesure ponctuelle ne permet pas de prévoir les conséquences sur la santé d’une personne.

Comment se déroule la mesure ?

Un premier relevé permet d’établir un niveau de comparaison dans l’environnement du bâtiment. Des mesures sont ensuite effectuées dans les pièces concernées et, si nécessaire, à proximité de certains matériaux ou objets.

La radioactivité fluctue naturellement : l’interprétation repose sur plusieurs observations et une durée de mesure adaptée. Pour comparer les résultats, la position de l’appareil, la distance et les conditions de mesure doivent rester cohérentes.

Une valeur inhabituelle est vérifiée avant d’en tirer une conclusion.

Quelles références sont utilisées ?

Références européennes et belges : pour les matériaux de construction, la directive 2013/59/Euratom fixe un niveau de référence de 1 mSv par an d’exposition gamma intérieure supplémentaire par rapport à l’exposition extérieure. Son évaluation nécessite davantage qu’un relevé ponctuel.

Repères biologiques : le SBM-2024 compare l’augmentation au rayonnement ambiant de référence ; une hausse de moins de 50 % appartient à sa première catégorie, dite « non significative ». Ce repère de précaution n’a pas de caractère réglementaire. Le référentiel prévoit une base de comparaison minimale de 0,10 µSv/h et des adaptations lorsque le fond naturel est élevé.

Quelles améliorations peuvent être proposées ?

Les recommandations dépendent de l’origine et de l’importance de l’élévation constatée :

  • Vérifier les mesures et préciser la localisation de la source.

  • Adapter, si cela est pertinent, l’emplacement d’un poste de travail ou d’un espace de repos.

  • Faire analyser un matériau par un laboratoire spécialisé avant d’envisager des travaux.

  • Demander l’avis de l’Agence fédérale de Contrôle nucléaire — AFCN — lorsqu’une situation le justifie.

  • Effectuer de nouveaux relevés après une intervention.

Une élévation confirmée près d’un objet suspect appelle un avis spécialisé avant toute manipulation ou élimination.

Ce que cet appareil permet de conclure

Le GAMMA-SCOUT est un outil de repérage et de comparaison. Il n’identifie pas les substances radioactives présentes et ne remplace pas une analyse de laboratoire ou une évaluation réglementaire.

Son affichage en µSv/h repose sur une conversion de référence liée au césium-137 : la réponse peut varier pour d’autres rayonnements. Les résultats sont donc interprétés avec les caractéristiques de l’appareil et le contexte de mesure.

Il ne mesure pas la concentration de radon dans l’air. Cette recherche nécessite un dispositif spécifique, avec des résultats exprimés en becquerels par mètre cube — Bq/m³.

La démarche Telluris Conseil : mesurer, comparer et expliquer les résultats pour orienter les actions utiles, avec des recommandations proportionnées à la situation.

Pour approfondir : conférences et rencontres scientifiques

Ces références concernent la radioactivité naturelle, les matériaux et la radioprotection. Elles apportent un contexte scientifique ; elles ne constituent pas une validation particulière du GAMMA-SCOUT.

1. Conférence internationale de l’AIEA sur les matières naturellement radioactives dans l’industrie — 19 au 30 octobre 2020, conférence virtuelle

La contribution d’Helena Janzekovic, Control of Building Materials and Basic Safety Standards, explique les enjeux de la radioactivité des matériaux de construction, les références internationales et les étapes d’un contrôle : analyse des matériaux, évaluation de l’exposition et éventuelles restrictions d’utilisation.

Consulter le résumé de cette contribution — en anglais

2. Symposium international NORM X — Utrecht, Pays-Bas, 9 au 13 mai 2022

Ce symposium porte sur les matières naturellement radioactives : leur mesure, leur gestion et la protection des personnes. Les ressources mises à disposition par l’AIEA comprennent notamment des présentations sur la caractérisation radiologique d’un bâtiment et l’impact de matériaux de construction contenant des résidus naturellement radioactifs.

Accéder au programme et aux présentations NORM X — en anglais

Études et informations sanitaires

Étude internationale INWORKS — publication de 2023

Cette étude suit plus de 300 000 travailleurs de l’industrie nucléaire et examine les relations entre exposition prolongée à de faibles doses et mortalité par cancer. Elle contribue aux connaissances utilisées en radioprotection. Ses résultats ne permettent pas de convertir directement une mesure dans une habitation en risque individuel.

Lire la publication scientifique — en anglais

Organisation mondiale de la santé — rayonnements ionisants et santé

Une présentation des sources d’exposition, des effets sanitaires et des principes de protection.

Consulter la fiche de l’OMS — en anglais

Documentation de l’appareil et référentiels

Pour bien comprendre les chiffres : le µSv/h décrit un débit de dose à un endroit donné ; le mSv/an décrit une dose annuelle. Leur comparaison demande de tenir compte du temps passé sur place, de la représentativité des mesures et du rayonnement naturel de référence.

Radon Eye Plus — Mesure du radon dans l’air intérieur

Rendre visible un gaz que l’on ne peut pas percevoir

Le radon est un gaz radioactif naturel, invisible et sans odeur, provenant principalement du sol et des roches. Il peut pénétrer dans les bâtiments par les fissures, les passages de canalisations et les jonctions entre le sol et les murs.

À l’extérieur, il se dilue dans l’air. Dans un bâtiment, il peut s’accumuler selon les caractéristiques du sous-sol, la construction et le renouvellement de l’air.

Deux maisons voisines peuvent présenter des concentrations très différentes : une carte géographique ne remplace donc pas une mesure dans le logement.

Que mesure cet appareil ?

Le Radon Eye Plus de FTLab est un détecteur électronique destiné à suivre la concentration de radon dans l’air.

Les résultats s’expriment en becquerels par mètre cube — Bq/m³. Cette unité décrit une activité radioactive rapportée à un volume d’air.

Le suivi permet d’observer les variations au cours du temps. Il complète la mesure du rayonnement ambiant réalisée avec un compteur comme le GAMMA-SCOUT, qui ne mesure pas directement la concentration de radon.

Pourquoi effectuer cette mesure ?

Elle permet de rechercher une éventuelle accumulation dans les pièces occupées et de comprendre comment les concentrations évoluent.

Le suivi électronique est notamment utile pour :

  • Observer les différences entre le jour et la nuit.

  • Repérer les variations liées aux conditions météorologiques et au fonctionnement du bâtiment.

  • Étudier l’influence de la ventilation.

  • Suivre l’effet d’une intervention destinée à réduire le radon.

Quels effets possibles sur la santé ?

Le lien entre l’exposition au radon et le cancer du poumon est établi. Lorsqu’ils sont inhalés, les descendants radioactifs du radon peuvent se déposer dans les voies respiratoires et y émettre des rayonnements capables d’endommager les cellules.

Le risque dépend notamment de la concentration et de la durée d’exposition. Il est nettement plus important chez les personnes qui fument, mais concerne aussi les non-fumeurs.

L’objectif est de réduire une exposition évitable sur le long terme. Une valeur ponctuelle ne permet pas de prévoir les conséquences sur la santé d’une personne.

Comment se déroule la mesure ?

L’appareil est installé à un emplacement stable dans la pièce étudiée, en tenant compte des conditions prévues par sa notice. Les périodes de mesure, les habitudes d’aération et les événements pouvant influencer les résultats sont notés.

La durée dépend de l’objectif : comprendre les variations, préparer une remédiation ou vérifier une amélioration.

Un relevé effectué pendant une visite ne suffit pas à caractériser l’exposition annuelle. Pour le dépistage de référence, l’AFCN recommande une mesure avec un détecteur passif pendant au moins trois mois durant la période de chauffe, entre octobre et fin avril. Le suivi électronique apporte des informations complémentaires, mais ne remplace pas cette démarche.

Quelles références sont utilisées ?

Références européennes et belges : le niveau de référence est de 300 Bq/m³ en moyenne annuelle ; l’AFCN recommande d’agir lorsqu’il est dépassé et vise 100 Bq/m³ après remédiation ou dans une construction neuve.

Repères biologiques : le SBM-2024 place dans sa première catégorie un niveau inférieur à 30 Bq/m³ au-dessus de la concentration extérieure moyenne annuelle de référence. Ce repère de précaution n’a pas de caractère réglementaire.

Les niveaux de référence servent à guider les actions. Ils ne constituent pas une frontière entre une exposition totalement sans risque et une exposition automatiquement dangereuse.

Quelles améliorations peuvent être proposées ?

Selon les résultats et les caractéristiques du bâtiment :

  • Améliorer le renouvellement de l’air de manière adaptée.

  • Réduire les entrées de radon par les fissures et les passages techniques.

  • Étudier la ventilation d’une cave ou d’un vide sanitaire.

  • Envisager un système d’extraction sous le bâtiment lorsque cela est nécessaire.

  • Faire intervenir un professionnel compétent pour établir le diagnostic et dimensionner les travaux.

Ouvrir une fenêtre peut faire baisser temporairement la concentration. Une solution durable doit rester efficace dans les conditions habituelles d’occupation.

Après une intervention, de nouvelles mesures permettent de vérifier la réduction obtenue et son maintien dans le temps.

Une mesure à interpréter sur une durée suffisante

La concentration peut varier fortement d’une heure à l’autre et selon les saisons. Un pic isolé ne décrit pas l’exposition sur l’année ; une baisse momentanée ne garantit pas non plus une amélioration durable.

Le rapport précise donc la durée, les conditions de mesure et la portée des résultats, ainsi que l’éventuelle nécessité d’un dépistage prolongé.

La démarche Telluris Conseil : mesurer pour comprendre, proposer des actions adaptées et vérifier leur efficacité dans la durée.

Pour approfondir : conférences et rencontres scientifiques

1. RADON 2024 — Prague, 9 au 12 septembre 2024

La dixième conférence internationale sur la protection contre le radon dans l’habitat et au travail aborde notamment les méthodes de mesure, l’étalonnage, l’évaluation de l’exposition et les matériaux de construction comme sources de radon.

Le site donne accès au programme et au recueil des résumés.

Consulter la conférence RADON 2024 — en anglais

2. International Radon Symposium — actes des rencontres

L’Indoor Environments Association, anciennement AARST, met à disposition les actes de nombreuses éditions du symposium international sur le radon. Les contributions portent notamment sur les détecteurs, la qualité des mesures et les techniques de réduction des concentrations.

Ces ressources internationales complètent les recommandations belges ; les procédures applicables en Belgique restent celles de l’AFCN.

Accéder aux actes des symposiums — en anglais

Études et publications de référence

Étude européenne de Darby et collaborateurs — 2005

L’étude Radon in homes and risk of lung cancer rassemble les données individuelles de treize études européennes. Elle constitue une référence importante sur les relations entre l’exposition résidentielle au radon et le cancer du poumon.

Consulter la publication — en anglais

Organisation mondiale de la santé — Radon et santé

Cette fiche explique l’origine du radon, ses effets sanitaires et les moyens de réduire l’exposition. L’OMS recommande un niveau national de référence de 100 Bq/m³ lorsque cela est réalisable, sans dépasser 300 Bq/m³.

Lire la fiche de l’OMS — en français

Manuel de l’OMS sur le radon dans l’air intérieur — 2009

Un ouvrage consacré aux effets sanitaires, aux méthodes de mesure, à la prévention et à la remédiation dans les bâtiments.

Consulter le manuel — PDF en anglais

Références belges et européennes

Pour bien comprendre les résultats : le suivi électronique montre comment la concentration évolue ; la mesure prolongée permet de mieux estimer l’exposition habituelle. Ces deux approches sont complémentaires.

Safe and Sound Pro II — Mesure des radiofréquences dans l’habitat

Comprendre les ondes de communication présentes autour de vous

Le Wi-Fi, les téléphones mobiles, les téléphones sans fil et de nombreux équipements connectés utilisent des radiofréquences pour communiquer.

Le Safe and Sound Pro II de Safe Living Technologies permet de repérer et de mesurer ces signaux dans son domaine de détection annoncé, de 200 MHz à 8 GHz. Il peut ainsi détecter notamment le Wi-Fi, le Bluetooth, le DECT et des signaux de téléphonie mobile, y compris certaines bandes de la 5G.

La sensibilité varie selon la fréquence : le fabricant annonce sa réponse de précision sur une bande centrale de 400 MHz à 7,2 GHz.

Que mesure cet appareil ?

L’appareil donne une indication du niveau global des radiofréquences détectées, principalement affichée en microwatts par mètre carré — µW/m².

Trois indications permettent d’observer les variations :

Affichage

Signification

PEAK

Niveau de crête détecté à cet instant.

MAX

Plus forte crête mémorisée depuis la remise à zéro.

AVG

Estimation moyenne calculée par l’appareil.

Le haut-parleur rend également audibles les variations des signaux pour aider au repérage.

Pourquoi effectuer cette mesure ?

Elle permet de comparer les niveaux présents dans les espaces de sommeil, de repos ou de travail et de rechercher les équipements qui y contribuent.

Les sources peuvent se trouver dans le logement — box Wi-Fi, téléphone sans fil, objets connectés — ou à l’extérieur.

L’objectif est de comprendre la situation et de vérifier quelles adaptations permettent de réduire les expositions évitables, en tenant compte de vos usages.

Quels liens possibles avec la santé et le bien-être ?

Les effets possibles des expositions quotidiennes et prolongées font l’objet de recherches.

En 2011, le Centre international de recherche sur le cancer a classé les radiofréquences comme « peut-être cancérogènes pour l’être humain » — groupe 2B. Ce classement indique une possibilité étudiée, avec des preuves limitées ; il ne permet pas de déduire un risque individuel à partir d’une valeur mesurée dans une pièce.

Certaines personnes rapportent aussi des troubles du sommeil, de la fatigue ou des maux de tête qu’elles associent à leur environnement électromagnétique. Ces symptômes sont réels, mais peuvent avoir plusieurs causes ; leur lien direct avec les niveaux mesurés n’est pas établi de manière générale.

La démarche consiste à documenter l’environnement et à rechercher des améliorations raisonnables, sans attribuer automatiquement un symptôme à une source.

Comment se déroule la mesure ?

Les relevés sont effectués à plusieurs endroits, notamment autour du couchage et aux postes occupés régulièrement.

Les signaux pouvant varier avec l’activité des équipements, plusieurs situations sont comparées : fonctionnement habituel, déconnexion d’un appareil, déplacement d’un équipement ou changement d’emplacement.

Les valeurs de crête, les maximums et les moyennes sont distingués. Des relevés répétés peuvent être nécessaires pour mieux représenter les variations au cours du temps.

Quelles références sont utilisées ?

Références européennes et wallonnes : les valeurs dépendent des fréquences et du protocole. À titre d’exemple, à 900 MHz, la recommandation européenne prévoit environ 41 V/m ; pour les antennes fixes visées par le décret wallon, les références sont d’environ 9,2 V/m par exploitant sur un même support et 18,4 V/m pour l’ensemble d’un même site.

Repères biologiques : pour les espaces de sommeil, le SBM-2024 place les valeurs de crête inférieures à 0,1 µW/m² dans sa première catégorie, dite « non significative ». Ces repères de précaution s’appliquent par service radio et n’ont pas de caractère réglementaire.

Ces références reposent sur des méthodes différentes. La moyenne affichée par l’appareil n’équivaut pas automatiquement à une mesure réglementaire. Les couleurs de ses voyants sont des indications du fabricant, pas un diagnostic de danger.

Quelles améliorations peuvent être proposées ?

Selon les sources identifiées et vos besoins :

  • Éloigner les équipements émetteurs des espaces de repos.

  • Privilégier une connexion filaire lorsque cela est pratique.

  • Désactiver les fonctions sans fil inutilisées.

  • Programmer certains équipements pour limiter les émissions durant les périodes sans utilisation.

  • Adapter l’emplacement du couchage ou du poste de travail lorsque les relevés le justifient.

  • Étudier un éventuel blindage seulement après analyse des sources, puis contrôler son efficacité.

Les changements sont suivis de nouvelles mesures, dans des conditions comparables.

Une mesure globale, à interpréter avec son contexte

Le Safe and Sound Pro II est un appareil à large bande : il ne sépare pas précisément chaque fréquence, chaque technologie ou chaque opérateur. Les comparaisons entre appareils allumés et éteints aident à identifier les contributions, mais une analyse sélective peut être nécessaire.

Il ne couvre pas les fréquences au-delà de 8 GHz et ne permet donc pas de mesurer toutes les formes de communication sans fil. Il ne mesure pas non plus les champs électriques et magnétiques du réseau à 50 Hz.

Le contrôle officiel des antennes en Wallonie repose sur des procédures et des équipements spécifiques, avec intervention d’organismes agréés.

La démarche Telluris Conseil : rendre l’environnement électromagnétique compréhensible, identifier les sources et vérifier les améliorations adaptées à votre quotidien.

Pour approfondir : rencontres scientifiques et conférences

1. Groupe de travail du CIRC — Lyon, 24 au 31 mai 2011

Cette réunion d’experts a conduit au classement des radiofréquences dans le groupe 2B. La monographie publiée en 2013 rassemble les données examinées et précise la portée de cette évaluation.

Consulter la monographie 102 du CIRC — en anglais

2. Congrès de l’Appel de Paris — Bruxelles, 18 mai 2015

La déclaration issue de cette rencontre défend la reconnaissance de l’électrohypersensibilité et une approche de précaution face aux expositions, notamment chroniques et de faible intensité. Elle exprime la position de ses signataires, sans constituer un consensus général.

Lire la déclaration internationale de Bruxelles — PDF en anglais

3. Conférence du soixantième anniversaire du CIRC — 19 au 21 mai 2026

Un poster de J. Ziegler et de ses collaborateurs examine la qualité méthodologique de revues scientifiques sur les radiofréquences proches du corps et le cancer. Il souligne les difficultés de synthèse et d’interprétation des études.

Cette communication concerne surtout les expositions liées aux téléphones ; elle ne définit pas de seuil pour les mesures ambiantes réalisées dans un logement.

Consulter le résumé du poster — en anglais

Publications pour comparer les approches

  • Karipidis et collaborateurs, 2024 — études humaines : cette revue systématique ne retrouve pas d’augmentation du risque pour plusieurs cancers fréquemment étudiés en relation avec l’utilisation du téléphone mobile.
    Consulter la publication et son résumé — en anglais

  • Mevissen et collaborateurs, 2025 — études animales : cette revue examine les résultats des expérimentations sur les radiofréquences et le cancer. Ces travaux doivent être interprétés en tenant compte des espèces, des doses et des conditions expérimentales.
    Consulter la publication et son résumé — en anglais

  • EUROPAEM, recommandations de 2016 : approche préventive proposée par des médecins et des chercheurs pour les problèmes de santé qu’ils associent aux champs électromagnétiques. Il s’agit de recommandations d’auteurs, distinctes d’une réglementation européenne.
    Lire la publication — PDF en anglais

Documentation technique et référentiels

Pour bien comprendre les résultats : un pic, une moyenne, une mesure globale et une mesure par fréquence ne décrivent pas la même chose. Le rapport précise les conditions et les limites de l’analyse pour donner un sens aux chiffres.

GRG — Géo-rythmogramme selon la méthode Hartmann

Observer les variations de la résistance électrique de la peau

Le géo-rythmogramme est une méthode d’observation développée par Ernst Hartmann et ses collaborateurs, puis utilisée dans certaines pratiques de géobiologie.

L’appareil GRG de ROM Elektronik mesure la résistance électrique entre deux électrodes tenues dans les mains. Les valeurs relevées successivement permettent de tracer une courbe : le géo-rythmogramme.

Cette courbe représente l’évolution de la mesure pendant la séance.

Que mesure cet appareil ?

La résistance électrique décrit la difficulté avec laquelle un courant traverse le circuit de mesure, comprenant notamment la peau et ses contacts avec les électrodes.

Elle s’exprime en kilo-ohms — kΩ — ou en mégohms — MΩ. Ces unités sont différentes des millivolts utilisés pour mesurer la tension induite corporelle.

Le GRG ne mesure donc pas directement un champ électrique, un champ magnétique ou un rayonnement provenant du sous-sol.

Pourquoi utiliser cette observation en géobiologie ?

Dans la méthode Hartmann, les courbes sont comparées entre plusieurs emplacements ou situations afin d’explorer une éventuelle différence de réaction de la personne.

Chez Telluris Conseil, cette démarche appartient au volet d’observation géobiologique. Elle est présentée avec ses limites et distinguée des mesures environnementales réalisées avec les appareils dédiés.

Que peuvent signifier les variations observées ?

Les propriétés électriques de la peau varient notamment avec la transpiration et l’activité du système nerveux qui commande les glandes sudoripares. Elles sont également influencées par la température, l’humidité de la peau, les mouvements et le contact avec les électrodes.

Ces variations peuvent accompagner une réaction d’attention, une émotion ou une modification de l’état d’activation de l’organisme. Elles ne permettent toutefois pas d’en identifier automatiquement la cause.

Une résistance élevée ou basse n’est pas, à elle seule, un signe de danger ou de maladie. Une modification de la courbe ne démontre pas non plus la présence d’un réseau tellurique, d’une veine d’eau ou d’une zone nocive.

Comment se déroule l’observation ?

La personne est installée confortablement et tient les deux électrodes. Après un temps d’adaptation, les valeurs sont relevées à intervalles réguliers et reportées sur un graphique.

Lors d’une comparaison entre plusieurs situations, une attention particulière est portée aux conditions de mesure : posture, durée, température, mouvements et manière de tenir les électrodes.

L’interprétation porte sur l’évolution de la courbe et sur les conditions dans lesquelles elle a été obtenue. Une différence isolée doit être vérifiée avant d’être interprétée.

Quelles références sont utilisées ?

Références européennes : les sources consultées ne fournissent pas de seuil européen de nocivité d’un lieu exprimé en kΩ ou en MΩ pour cette méthode. Cette observation ne constitue pas un contrôle réglementaire de l’habitation.

Repères biologiques : le SBM-2024 ne propose pas de grille sanitaire pour le géo-rythmogramme. Les interprétations propres à la méthode Hartmann doivent être distinguées des valeurs de précaution applicables aux champs électriques, aux champs magnétiques ou à la radioactivité.

Quelles suites peuvent être proposées ?

L’observation peut conduire à répéter la comparaison, à mieux prendre en compte les conditions de confort ou à approfondir l’analyse de l’environnement avec d’autres instruments.

Si une source électrique ou une autre nuisance mesurable est suspectée, elle est recherchée directement avec l’appareil approprié.

Un changement de courbe ne suffit pas à affirmer qu’un dispositif protège la santé ou qu’un aménagement aura un effet thérapeutique.

La démarche Telluris Conseil : expliquer ce qui est mesuré, préciser ce qui relève de l’interprétation et croiser les observations avant de proposer un aménagement.

Pour approfondir : méthode, formations et recherches

1. Présentation du GRG — Études et Vie

Cette page décrit l’appareil, les électrodes, les unités et le protocole proposé dans la méthode Hartmann. Elle présente également les interprétations défendues par le distributeur. Il s’agit d’une documentation commerciale et pédagogique, à distinguer d’une validation scientifique indépendante.

Consulter la présentation du GRG — en français

2. Origine de la méthode — Forschungskreis für Geobiologie Dr. Hartmann

L’association présente l’histoire d’Ernst Hartmann et le développement du géo-rythmogramme. Cette référence permet de comprendre l’origine et les objectifs de la méthode selon ses promoteurs.

Lire la présentation historique — en allemand

3. Formations et rencontres professionnelles du Forschungskreis

Le programme de formation inclut l’utilisation du géo-rythmogramme. L’association organise aussi des rencontres consacrées à la géobiologie et à la radiesthésie.

Ces ressources documentent les pratiques et les échanges de ce courant. Elles ne constituent pas, à elles seules, une démonstration de la capacité du GRG à détecter une influence tellurique nocive.

Consulter le programme de formation — en allemand

Consulter les rencontres professionnelles — en allemand

4. Recommandations scientifiques sur les mesures électrodermales — Boucsein et collaborateurs, 2012

La publication Publication recommendations for electrodermal measurements, réalisée pour la Society for Psychophysiological Research, décrit les méthodes d’enregistrement et les précautions nécessaires pour obtenir des résultats interprétables.

Elle concerne la mesure électrodermale en recherche ; elle ne valide pas spécifiquement l’utilisation géobiologique du GRG.

Consulter la référence scientifique et son résumé — en anglais

5. Influence de la température — étude publiée en 2022

L’étude Influence of ambient temperature on tonic and phasic electrodermal activity components montre que la température ambiante peut modifier certaines composantes de l’activité électrodermale. Elle illustre pourquoi les conditions de la séance doivent être prises en compte.

Consulter l’étude et son résumé — en anglais

6. Référentiel SBM-2024

Ce document présente les valeurs de précaution en biologie de l’habitat pour différentes expositions environnementales. Il ne fournit pas de seuil d’interprétation sanitaire pour les courbes du GRG.

Consulter les valeurs du SBM-2024 — PDF en allemand

Pour bien comprendre ces références : la mesure électrique de la peau est une technique étudiée en physiologie. Son interprétation comme indicateur d’une influence tellurique constitue une hypothèse supplémentaire, qui demande une démonstration spécifique.

ESM-2 — Mesure de la tension induite corporelle

Comprendre l’influence de l’environnement électrique

Les câbles, les lampes et les appareils branchés produisent des champs électriques lorsqu’ils sont sous tension, même si certains sont éteints. Ces champs peuvent créer une tension électrique mesurable entre le corps et la terre.

L’ESM-2 de ROM Elektronik mesure cette tension, appelée tension induite corporelle. Le résultat s’affiche en millivolts (mV) : 1 000 mV correspondent à 1 volt. Cette mesure concerne les champs électriques de basse fréquence, notamment le 50 Hz du réseau électrique.

Pourquoi effectuer cette mesure ?

Elle permet d’observer l’influence de l’environnement électrique à l’endroit où vous dormez, vous reposez ou travaillez.

L’objectif est de comprendre la situation, de rechercher les sources qui contribuent à la tension mesurée et de déterminer si des changements simples permettent de la réduire. Une attention particulière est accordée au couchage, où nous passons plusieurs heures chaque nuit.

Quels liens avec le bien-être ?

Certaines personnes rapportent un sommeil perturbé, de la fatigue, des maux de tête ou des difficultés de concentration qu’elles associent à leur environnement électromagnétique.

Des médecins et des chercheurs étudient ces liens. Certains soutiennent l’intérêt d’une réduction préventive des expositions quotidiennes et prolongées ; d’autres travaux ne retrouvent pas de lien entre l’exposition et les symptômes dans les conditions étudiées.

Ces symptômes peuvent avoir de nombreuses causes. Une valeur élevée sur l’ESM-2 ne permet donc pas, à elle seule, d’expliquer un trouble ou de poser un diagnostic. Elle apporte une information sur l’environnement électrique, utile dans une démarche de précaution.

Comment se déroule la mesure ?

Vous tenez une petite électrode métallique dans la main. L’appareil, relié à une référence de terre vérifiée, affiche la tension mesurée.

Pour analyser un couchage, les relevés s’effectuent en position allongée. Plusieurs situations sont comparées : appareils branchés ou débranchés, déplacement d’un câble ou éloignement d’un équipement. Un seul élément est modifié à la fois pour mieux identifier son influence.

Quelles références sont utilisées ?

Références européennes : la recommandation 1999/519/CE concerne l’exposition aux champs électromagnétiques, mais ne fixe pas de seuil directement comparable à la tension corporelle affichée en millivolts par l’ESM-2.

Repères biologiques : le référentiel de biologie de l’habitat SBM-2024 préconise une tension corporelle inférieure à 10 mV dans les espaces de sommeil, comme objectif de précaution sans caractère réglementaire.

Quelles améliorations peuvent être proposées ?

Selon les observations, les recommandations peuvent consister à :

  • Éloigner les rallonges, multiprises et chargeurs du couchage.

  • Débrancher les équipements inutilisés à proximité.

  • Déplacer une lampe ou un appareil électrique.

  • Adapter l’emplacement du lit si les mesures le justifient.

  • Faire étudier une modification de l’installation par un électricien, lorsque cela est nécessaire.

Des mesures comparatives permettent ensuite de vérifier l’effet des changements réalisés.

Une mesure complémentaire dans l’analyse de votre habitat

L’ESM-2 complète les mesures du champ électrique ambiant. Les champs magnétiques et les ondes de communication, comme le Wi-Fi ou la téléphonie, sont étudiés avec d’autres instruments.

Les résultats sont interprétés en tenant compte des conditions de mesure : un contact du corps avec la terre peut notamment abaisser l’affichage sans démontrer une diminution du champ électrique environnant.

La démarche Telluris Conseil : mesurer, expliquer et proposer des améliorations adaptées à votre lieu de vie.

Pour approfondir : conférences et rencontres scientifiques

Les références suivantes permettent de découvrir différentes approches du sujet. Elles concernent plusieurs types d’exposition électromagnétique et ne sont pas toutes spécifiques à la tension corporelle mesurée par l’ESM-2.

1. Atelier international de l’OMS sur l’électrohypersensibilité — Prague, 25 au 27 octobre 2004

Cette rencontre a examiné les symptômes rapportés, les études disponibles et les besoins de recherche. L’OMS reconnaît la réalité des difficultés vécues par les personnes concernées, sans considérer le lien de causalité avec les champs électromagnétiques comme démontré.

Consulter les actes de l’atelier sur le site de l’OMS — en anglais

2. Cinquième congrès de l’Appel de Paris — Bruxelles, 18 mai 2015

La déclaration issue de ce congrès défend la reconnaissance de l’électrohypersensibilité et souligne les risques que ses signataires attribuent notamment aux expositions chroniques de faible intensité. Elle exprime leur position scientifique et leur appel à la précaution, sans constituer un consensus de l’ensemble de la communauté scientifique.

Lire la déclaration internationale de Bruxelles — PDF en anglais

3. Congrès World Sleep — Singapour, 5 au 10 septembre 2025

Une communication de C.-H. Tu et de ses collègues porte sur la mise à la terre, la tension corporelle et le sommeil de patients atteints de cancer. Dans cet essai portant sur 26 participants, les auteurs rapportent une amélioration du sommeil déclaré dans le groupe recevant la mise à la terre.

Il s’agit d’un résultat préliminaire présenté sous forme de résumé de congrès. Il ne permet pas de définir un seuil de nocivité en millivolts ni de généraliser les résultats à tous les logements.

Consulter le recueil des résumés World Sleep 2025 — PDF en anglais, page imprimée 373

Titre à rechercher dans le document : The Effect of Body Grounding on Sleep Quality of Cancer Inpatients, and the Relations between Body Voltage, Bedroom EMF and Sleep Quality: a Blinded Randomized Controlled Study.

4. Journées scientifiques du BBEMG — Belgique

Le Belgian BioElectroMagnetics Group met à disposition des présentations consacrées aux champs électromagnétiques de basse fréquence et à la santé, notamment celles du séminaire du 20 novembre 2025. Elles permettent d’explorer les méthodes de mesure, les recherches biologiques et l’évaluation des risques.

Accéder aux présentations et aux journées scientifiques du BBEMG

Autres documents pour comparer les approches

  • EUROPAEM, recommandations de 2016 : publication de médecins et de chercheurs proposant une approche préventive des problèmes de santé qu’ils associent aux champs électromagnétiques. Ce document présente des recommandations d’auteurs, et non une réglementation de l’Union européenne.
    Lire la publication — PDF en anglais

  • Étude belge ENVI-EHS — ISSeP et Sciensano : cette étude n’a pas retrouvé d’association entre l’exposition réelle et les symptômes rapportés dans ses conditions expérimentales.
    Consulter la présentation des résultats — en anglais

Documentation de l’appareil et référentiels

Pour bien lire ces références : un témoignage, une déclaration de congrès, une étude expérimentale et une recommandation de précaution n’apportent pas le même niveau de preuve. Leur lecture croisée aide à comprendre les connaissances disponibles, les désaccords et les questions qui restent ouvertes.

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